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ILS ONT FAIT RENAITRE L’ALSACE

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Après l’annexion, nombre d’écrivains alsaciens de langue française quittent l’Alsace. Ce n’est que vingt ans plus tard que les jeunes alsaciens voudront faire « renaître l’Alsace », dans sa culture : sa poésie, son théâtre, ses arts.

L’UNIVERSITE DE STRASBOURG

Les Allemands ont fondé à Strasbourg une Université impériale fort importante et bien équipée. Le rayonnement de ses professeurs et chercheurs est international (en Lettres, Histoire, Philosophie, Droit, Economie, Médecine, Physique et Chimie).

Mais ce n’est que vers 1900 que les jeunes étudiants Alsaciens y sont majoritaires.

LA RENAISSANCE ALSACIENNE

A partir de 1890, un réveil se produit: enseignants, journalistes, écrivains, poètes se préoccupent de l’identité de l’Alsace. Comme dans toutes les régions de l’Europe à cette époque et surtout les régions de minorités nationales, ils collectent les vieilles chansons et les contes populaires, le vocabulaire propre de chaque ville et village, veulent conserver vivants les arts et traditions populaires.

Mais ces jeunes écrivains, journalistes et artistes alsaciens veulent aussi créer du neuf. Ils ne veulent pas que l’Alsace se conserve dans un musée. Ils sont pour la plupart bilingues mais écrivent surtout en allemand. Ils veulent que l’Alsace continue d’être un pont entre la France et l’Allemagne. L’héritage français des Alsaciens doit en faire les représentants en Allemagne des idéaux démocratiques de la Révolution française et de la République. Ils veulent la paix et la fraternité entre les peuples, pour permettre la réconciliation franco-allemande. Ils ne sont pas écoutés par les extrémistes ni chez les Allemands, ni chez les Français, qui croient la guerre inévitable.

Des Allemands nés en Alsace participent désormais à la vie littéraire et artistique alsacienne.

Le souvenir des provinces perdues d’Alsace et de Lorraine est resté vivant dans la France de 1900, entretenu par les enfants des Alsaciens partis en 1870 et par de nombreuses œuvres littéraires du courant régionaliste français.

LES ARTISTES ET L’ART NOUVEAU

La formation des jeunes artistes alsaciens est désormais internationale : ils suivent les cours des Ecoles de Beaux-Arts de Berlin, de Munich et de Paris. Ils se préoccupent des arts populaires: les costumes et les manières de l’artisanat ancien. Ils s’ouvrent aux courants de l’Art Nouveau qui s’expriment à Vienne, Berlin, Munich, Darmstadt, Nancy, Paris. L’art se veut présent dans le décor de la vie quotidienne : mobilier, vaisselle, serrurerie, décoration intérieure. Charles Spindler et « le Cercle de Saint-Léonard » illustrent cette volonté d’adap­ter la production artistique à l’âge industriel. Le lugendstil s’exprime par quelques œuvres dans l’architecture des maisons des quartiers neufs des villes.

LA RENAISSANCE ALSACIENNE DANS LA LITTERATURE DIALECTALE

La littérature dialectale a fleuri tout au long du XIXe siècle en Alsace. Elle connaît un renouveau éclatant surtout dans le théâtre: à Colmar, Mangold (1816-1888), à Mulhouse, Lustig (1840-1895) écrivent de petites pièces qui mettent en scène les personnages de la vie ordinaire des quartiers populaires de Colmar ou de Mulhouse. Elles sont jouées et chantées par des Sociétés chorales principalement. Le succès du Théâtre Alsacien de Strasbourg (fondé en 1898) et du répertoire de ses auteurs : Gustave Stoskopf, Iules Greber, relance l’activité d’innombrables sociétés théâtrales à travers le pays.

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